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Énergie nucléaire : voici les quatre pays africains où la Russie veut installer des centrales flottantes

Énergie nucléaire : voici les quatre pays africains où la Russie veut installer des centrales flottantes

La Russie élargir sa présence dans le secteur de l’électricité en Afrique. Son entreprise publique Rosatom mène des discussions avec plusieurs pays pour leur proposer des centrales nucléaires flottantes, capables de produire de l’électricité sans construire une grande centrale classique sur la terre ferme.

Quatre pays africains sont particulièrement concernés par ces discussions. Ils s'agit de l’Égypte, le Togo, la Namibie et la Tanzanie.

L’information a été rendue publique le mercredi 28 octobre 2026, à Moscou, en Russie, pendant le troisième Sommet Russie-Afrique. Elle a été annoncée par Alexeï Likhatchev, directeur général de Rosatom, l’entreprise publique russe chargée de l’énergie nucléaire.

Des centrales nucléaires installées sur des bateaux

Contrairement aux centrales électriques habituelles, ces installations seront construites sur des navires spécialement équipés de petits réacteurs nucléaires. Elles pourront être remorquées jusqu'à des zones côtières et raccordées aux réseaux électriques des pays concernés.

Selon les responsables de Rosatom, chaque installation proposée à l'exportation pourra produire environ 100 mégawatts (MW) d'électricité.

L'objectif est de permettre aux pays africains disposant d'un accès à la mer de bénéficier d'une nouvelle source d'électricité sans devoir construire toute une grande infrastructure nucléaire sur leur territoire.

Rosatom prévoit également de prendre en charge l'entretien et le renouvellement du combustible nucléaire en Russie. Les pays clients achèteraient ensuite l'électricité produite par ces installations, dans le cadre de contrats d'achat d'électricité.

La durée de fonctionnement annoncée pour ces installations pourrait atteindre 60 ans.

Combien coûtera ce projet ?

C'est l'une des grandes questions qui restent sans réponse. À ce stade, Rosatom n'a pas communiqué le coût de construction ou de mise à disposition de ces centrales flottantes en Afrique.

Aucun montant global n'a été annoncé pour les quatre pays. Les tarifs auxquels l'électricité sera vendue, les lieux d'installation et les dates de mise en service ne sont pas non plus connus.

Neuf pays africains intéressés

Au-delà des quatre pays engagés dans des discussions plus avancées, Rosatom affirme avoir enregistré un intérêt de neuf pays africains pour sa technologie nucléaire flottante.

L'entreprise russe estime que 38 pays africains disposent de côtes qui pourraient, en théorie, accueillir ce type d'installation.

Cette proposition s'inscrit dans la volonté de Moscou de renforcer sa coopération énergétique avec les pays africains et de développer ses activités dans le secteur nucléaire sur le continent.

Il convient toutefois de préciser qu'il ne s'agit pas encore de quatre centrales dont la construction est officiellement lancée. Les discussions sont toujours en cours et aucun calendrier de déploiement n'a été annoncé pour le début des travaux.

Une fois le projet adopté et ces innovations installées, les difficultés liées à la desserte en électricité pourraient être résolues dans les quatre premiers pays intéressés par l'entreprise.

Blaise ABITA

Blaise Abita

Blaise Abita

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Fondateur et Directeur général, chargé de l'administration

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