Le gouvernement congolais hausse le ton face au projet de rencontre entre les opposants de la coalition C64 et l’ancien président Joseph Kabila à Goma, dans la province du Nord-Kivu.
Dans un entretien exclusif accordé à Jeune Afrique ce mercredi 4 novembre 2026, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Luko, a averti que les responsables politiques qui se rendraient à Goma pour rencontrer Joseph Kabila pourraient faire face à des poursuites judiciaires.
Cette mise en garde intervient après l’annonce de Moïse Katumbi, qui a confirmé son intention de se rendre à Goma avec d’autres responsables de l’opposition pour rencontrer l’ancien chef de l’État, aujourd’hui à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), pour raisons de consultations en faveur d'un dialogue national inclusif.
Pour Jacquemain Shabani, une telle démarche pourrait exposer ses participants à des sanctions pénales. Le ministre brandit ainsi le Code pénal pour justifier la possibilité de poursuites contre les responsables concernés.
Cette déclaration ouvre un nouveau front de tension entre le pouvoir de Kinshasa et l’opposition, alors que la coalition C64 entend renforcer sa position face aux autorités sur les questions politiques et institutionnelles.
La question est désormais de savoir si Moïse Katumbi et les autres leaders de la C64 maintiendront leur projet de déplacement à Goma malgré les avertissements du gouvernement.
Blaise ABITA
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