Kinshasa : les ministres et coordonnateurs provinciaux de l'environnement outillés sur le fonctionnement du marché Carbone en RDC — La Loupe
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Kinshasa : les ministres et coordonnateurs provinciaux de l'environnement outillés sur le fonctionnement du marché Carbone en RDC

Kinshasa : les ministres  et coordonnateurs provinciaux de l'environnement outillés sur le fonctionnement du marché Carbone en RDC

La République démocratique du Congo veut mieux valoriser ses ressources naturelles à travers le marché du carbone. Pour assurer une bonne compréhension de cette réforme, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a réuni, samedi 31 octobre 2026 à Kinshasa, les ministres et les coordonnateurs provinciaux de l'agence congolaise de l'environnement.

Cette rencontre avait pour objectif de leur expliquer le fonctionnement du marché du carbone ainsi que les enjeux de la Loi portant Régime juridique du marché du carbone en RDC. Elle est intervenue au lendemain de la clôture de la deuxième édition de la semaine nationale du climat (SENAC 2).

Dans son intervention, la ministre a expliqué que le marché du carbone est né de la nécessité de lutter contre le changement climatique, provoqué notamment par les activités industrielles qui rejettent d'importantes quantités de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

Face à cette situation, les chercheurs ont identifié plusieurs ressources naturelles capables de contribuer à la régulation du climat, notamment les forêts, les ressources en eau et les tourbières.

« Il existe des ressources naturelles telles que les forêts, l'eau et les tourbières qui aident à atténuer le changement climatique », a expliqué Marie Nyange Ndambo.

Le marché du carbone repose ainsi sur un mécanisme économique qui permet de donner une valeur aux efforts réalisés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou protéger les écosystèmes. Concrètement, des crédits carbone peuvent être générés par des projets environnementaux dont les résultats sont mesurés et vérifiés. Ces crédits peuvent ensuite être vendus à des acteurs qui souhaitent compenser une partie de leurs émissions, conformément aux règles en vigueur.

Ce mécanisme, développé au niveau international et renforcé par l'Accord de Paris sur le climat, permet aux États de participer en fonction de leurs intérêts et de leur souveraineté.

Pour la RDC, cette réforme représente un enjeu important. Le pays dispose d'immenses ressources forestières, de tourbières et d'autres écosystèmes qui jouent un rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, leur protection peut donc représenter une opportunité de financement et de développement économique.

En réunissant les responsables nationaux et provinciaux, Marie Nyange Ndambo veut harmoniser leur compréhension de cette nouvelle législation afin de faciliter son application sur toute l'étendue du territoire national.

Cette démarche s'inscrit dans l'ambition du gouvernement congolais de faire du marché du carbone un instrument de développement , tout en garantissant la transparence, la protection des ressources naturelles et la prise en compte des intérêts des communautés locales.

Blaise ABITA

Blaise Abita

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admin

Fondateur et Directeur général, chargé de l'administration

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