RDC : Jean-Jacques Mbungani dénonce le faible financement du secteur de la santé dans le rapport de la cour des comptes présenté au parlement — La Loupe
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RDC : Jean-Jacques Mbungani dénonce le faible financement du secteur de la santé dans le rapport de la cour des comptes présenté au parlement

RDC : Jean-Jacques Mbungani dénonce le faible financement du secteur de la santé dans le rapport de la cour des comptes présenté au parlement

L e financement du secteur de la santé en RDC est au cœur des préoccupations de l’ancien ministre de la Santé, Jean-Jacques Mbungani Mbanda. Dans sa tribune du 27 octobre, il dénonce un déséquilibre entre les dépenses courantes de l’État et les investissements destinés aux infrastructures sanitaires.

Selon son analyse du rapport définitif de la Cour des comptes, daté du 21 octobre 2026, l’exécution des dépenses courantes a atteint 107,8 %, contre seulement 44,6 % pour les dépenses en capital. Pour lui, ces chiffres montrent que les dépenses de fonctionnement prennent le dessus sur les investissements nécessaires au développement des services publics. 

« Le personnel est présent. Le plateau technique est absent », déplore-t-il, illustrant ainsi les difficultés d’un système de santé où les moyens matériels ne suivent pas toujours les besoins. 

La santé financée à seulement 5 %

L’autre chiffre qui inquiète le député national, élu du Sud-ubangi est la part de la santé dans les paiements du budget général, évaluée à 5 % selon les données qu’il présente.

JJ Mbungani estime que ce niveau reste largement inférieur aux 15 % recommandés dans la déclaration d’Abuja de 2001, ainsi qu’aux 13,4 % qui auraient été prévus dans le budget voté par le parlement.

Face à cela, il s’interroge sur la capacité du pays à financer efficacement la lutte contre le Mpox, le choléra et la rougeole, mais aussi la vaccination, la couverture santé universelle et la gratuité de la maternité.

Trois questions à la Cour des comptes

Dans ses propos, l'ancien ministre soulève trois préoccupations : la régularité du dépassement des dépenses courantes, la destination des crédits d’investissement non exécutés et les conséquences politiques du faible financement de la santé.

Il demande notamment des explications sur les 55,4 % de crédits d’investissement qui n’auraient pas été exécutés.

En conclusion, JJ Mbungani appelle les élus à exiger un plan de redressement budgétaire chiffré et à veiller au respect des engagements pris en faveur du secteur sanitaire.

Pour lui, le financement de la santé traduit les priorités du pays : « Exécuter son administration à 107 % et ses hôpitaux à 44 % est un choix ».

Blaise ABITA

Blaise Abita

Blaise Abita

admin

Fondateur et Directeur général, chargé de l'administration

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