D epuis sa cellule de détention à Kinshasa, Constant Mutamba a vivement dénoncé, mercredi 28 octobre 2026, la situation politico-sécuritaire en République démocratique du Congo. Dans une déclaration manuscrite adressée au peuple congolais, l’ancien ministre de la Justice critique indirectement Joseph Kabila, qu’il associe à la recomposition de l’AFC-M23, tout en dénonçant les méthodes du pouvoir de Kinshasa.
Dans son message, Mutamba affirme que l’ancien chef de l’État se trouverait à la tête de la nouvelle structure dénommée Front pour la refondation de la nation (FRN), liée selon lui aux recompositions de l’AFC-M23. Il estime que cette évolution ne change rien à la menace qui pèse sur l’intégrité territoriale du pays.
« Derrière le changement de dénomination en FRN, avec à sa tête l’ancien chef d’État, la menace contre notre intégrité territoriale demeure forte », écrit-il.
Bien que condamné par la justice congolaise, l'ancien ministre dénonce également les libérations de certains responsables et membres de groupes rebelles dans le cadre des accords de Doha. Selon lui, plusieurs d’entre eux multiplient aujourd’hui les déclarations de guerre contre la République.
Mutamba dénonce aussi le pouvoir de Kinshasa
Au-delà de ses accusations visant le camp de l’ancien président Joseph Kabila, Constant Mutamba critique les autorités de Kinshasa. Il dénonce ce qu’il considère comme des exclusions politiques, des poursuites judiciaires instrumentalisées et des atteintes aux libertés.
« Quel paradoxe de voir celui qui a défendu la République arrêté injustement pendant que la menace contre cette même République demeure ! », déclare-t-il, contestant ainsi les conditions et le fond de sa condamnation.
Malgré sa situation judiciaire, il rejette toute idée de prendre les armes contre son propre pays. « Aucune frustration personnelle ne justifie une rébellion armée », insiste-t-il.
Un dialogue inclusif réclamé
Pour sortir de la crise, Constant Mutamba appelle à un dialogue véritablement inclusif, à la réconciliation nationale et au respect de la Constitution.
« On ne défend pas la démocratie en la bafouant », martèle-t-il, avant de lancer cet appel patriotique : « Le Congo d’abord, le Congo avant tout. »
Sa déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et politiques en RDC. Les accusations formulées dans ce texte restent celles de son auteur et n’ont pas été corroborées de manière indépendante dans les éléments disponibles.
Rédaction LLP
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