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RDC : le M. A. R. C. met Tshisekedi au défit de respecter la Constitution ou de démissionner

RDC : le M. A. R. C. met Tshisekedi au défit de respecter la Constitution ou de démissionner

Le Mouvement d’action pour le redressement du Congo (M.A.R.C.), dirigé par Claudel André Lubaya, président national du parti Union démocratique africaine originelle (UDA Originelle), hausse le ton contre Félix Tshisekedi après les propos attribués au président de la République concernant la Constitution. Dans une déclaration politique publiée le 25 octobre 2026, cette formation politique exige le respect de la loi fondamentale et appelle à un dialogue national inclusif.

Le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle prend ainsi une nouvelle dimension. Selon la déclaration du M.A.R.C., le chef de l’État aurait affirmé devant les cadres de l’Union sacrée : « Cette Constitution, je ne l’aime pas, et vous le savez. Vouloir la changer ou la toucher, c’est votre responsabilité. Si, en 2028, vous refusez, je m’arrête là ».

Ces propos suscitent une réaction ferme du mouvement de l’opposant Claudel André Lubaya, qui considère que le respect de la Constitution ne relève pas d’une préférence personnelle, mais d’une obligation liée à la fonction présidentielle.

« Il s’agit, sur le plan politique et moral, d’un reniement de son serment, qui engage gravement sa responsabilité », dénonce le M.A.R.C. dans son document.

Le rendez-vous constitutionnel de 2028

Pour le M.A.R.C., Félix Tshisekedi doit respecter les limites constitutionnelles de son pouvoir et quitter ses fonctions à l’issue de son second mandat.

« C’est au nom de cette même Constitution que le Président devra, quelles que soient ses ambitions, quitter définitivement et sans atermoiements le pouvoir en décembre 2028 », insiste la déclaration.

Le mouvement appelle ainsi le chef de l’État à réaffirmer publiquement son engagement à respecter, défendre et faire respecter la Constitution, conformément notamment aux articles 69 et 74 évoqués dans le document.

À défaut, il l’invite à « assumer pleinement ses responsabilités et à en tirer les conséquences politiques et institutionnelles », allant jusqu’à évoquer une démission, dans le respect des procédures constitutionnelles.

Le M.A.R.C. rejette toute révision constitutionnelle

Le mouvement de l'ancien gouverneur du Kasaï-Occidental, s'oppose à toute initiative de modification de la Constitution dans le contexte politique et sécuritaire actuel. Il met en garde contre les risques qu’une telle démarche pourrait faire peser sur la stabilité institutionnelle, la cohésion nationale et les acquis démocratiques.

Pour résoudre la crise, le M.A.R.C. estime qu'un dialogue national véritablement inclusif pourrait favoriser le retour à la paix, la réconciliation nationale et l’organisation d’élections libres et crédibles.

Pour Claudel André Lubaya, la sortie de crise doit s’inscrire dans le strict respect de la Constitution, sans privilégier les intérêts personnels ni les calculs politiques.

Cette déclaration intervient au lendemain de l’adoption, à l’Assemblée nationale, de la loi portant conditions d'organisation du référendum et relance le débat politique congolais sur deux enjeux majeurs : le respect des règles constitutionnelles et la préservation de l’alternance démocratique à l’approche de l’échéance électorale de 2028.

               Blaise ABITA/LA LOUPE.INFO

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